Conseils pour vous aider à devenir un leader

Conseils pour vous aider à devenir un leader

Vous avez besoin d’un bon ensemble de compétences pour être un grand leader. Vous pouvez être né avec des compétences de leadership. Sinon, on peut les apprendre avec un peu de travail et de recherche. Suivez ces conseils pour commencer à vous entraîner à devenir le meilleur leader possible.

Lorsque vous travaillez à l’amélioration dans le domaine du leadership, il est essentiel que vous développiez des compétences. Les gens ont besoin de croire que vous savez ce que vous faites pour avoir confiance en vos capacités de leadership. Instaurez la confiance en ceux qui vous suivent en trouvant un mentor pour vous aider à devenir vraiment compétent dans ce que vous faites.

Communiquez ouvertement avec votre équipe. Tu dois trouver ta propre voix. Vous devez aussi apprendre à l’exprimer et à lui faire confiance. Lorsque vous avez des idées et de l’information, vous devez apprendre à les partager. Restez accessible et soyez à l’écoute. Intégrez votre pensée dans l’ensemble. Soyez conscient de la façon dont votre style et votre présence affectent les autres.

Lorsque vous essayez d’être un bon chef d’entreprise, vous devez être capable de prendre des décisions difficiles. Lorsque vous prenez une décision difficile, vous devez comprendre les conséquences et le résultat de votre décision. Lorsque vous prenez une décision, vous devriez toujours tenir compte de ce qui sera le mieux pour votre entreprise, pas seulement pour certaines personnes ou pour vous-même.

N’ayez pas peur d’échouer. L’échec est quelque chose que beaucoup de grands dirigeants ont fait, et cela ne fait que les encourager à remporter de plus grandes victoires. Si vous craignez l’échec, vous pouvez avoir peur d’agir avec audace, ce qui est la seule façon pour un leader d’agir. Si vous échouez à quelque chose, utilisez-le pour vous aider à changer de direction.

Pour être un bon chef d’entreprise, soyez toujours attentif à plus que vos problèmes actuels et les questions urgentes. Ce que cela signifie, c’est d’être toujours ouvert aux opportunités qui se présentent. Vous ne savez jamais quand vous pourriez faire le bon contact professionnel potentiel ou voir une chance de faire un peu d’argent soudainement. Préparez-vous toujours à ces moments-là.

Votre comportement aura une incidence directe sur le comportement de vos employés au bureau. Un leader hostile et agressif peut s’attendre à une atmosphère combative et à un manque de confiance dans le milieu de travail. En faisant preuve de confiance et en restant calme dans des situations tendues, vous montrez l’exemple à vos employés.

Créez des objectifs et récompensez ceux qui atteignent vos objectifs. L’établissement d’objectifs est beaucoup plus efficace que la création de quotas. C’est aussi un excellent moyen de remonter le moral de votre équipe. Vous n’avez pas à dépenser beaucoup d’argent pour les récompenses si vous êtes créatif. Cependant, si vous voulez vraiment récompenser votre équipe pour son bon travail, demandez un budget pour les récompenses.

N’hésitez pas à reconnaître les réalisations des gens. Il est facile d’oublier de remercier les gens pour ce qu’ils font, surtout dans un milieu de travail où tout va vite. Assurez-vous de chercher des raisons de remercier les gens pour leur bon travail, au lieu de simplement les blâmer lorsqu’ils font des erreurs. Cela encouragera la loyauté, et vous découvrirez que vous aurez plus de facilité à diriger lorsque ceux que vous dirigez sont loyaux.

Soyez ouvert dans votre communication avec votre équipe. Une bonne communication est essentielle pour un travail d’équipe efficace. Assurez-vous que votre équipe a le sentiment que toutes les questions sont les bienvenues en adoptant une attitude positive. Votre équipe ne peut pas travailler pour vous si elle n’est pas sûre de ce que vous voulez. Pour cette raison, maintenez une politique de portes ouvertes.

Soyez un modèle honnête et éthique pour vos employés. L’honnêteté avec vos employés est le meilleur moyen d’établir la confiance. Assurez-vous que vos employés comprennent les attentes éthiques que vous avez à leur égard. Plus que cela, agissez toujours de façon éthique. Si vos employés vous observent malhonnête, ils le feront aussi. Un exemple de site pour vous aider.

Se familiariser avec la prise de décision. Un leader qui peut prendre la bonne décision est généralement un grand chef. Les risques sont indispensables. Pouvoir prendre rapidement des décisions aidera vos capacités de leadership. Ne doutez jamais de la décision que vous prenez. Si vous prenez une décision qui ne donne pas les résultats escomptés, changez de cap immédiatement et apprenez de votre erreur.

Vous êtes né avec une partie de la compétence requise pour être un grand leader. Travaillez sur les compétences que vous n’avez pas en recherchant des techniques et en pratiquant vos compétences. Utiliser l’information contenue dans cet article est une excellente façon de commencer. Utilisez les trucs et astuces énumérés ci-dessus pour apprendre les habiletés que vous n’avez pas acquises.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

Katawa Shoujo: l’amour est aveugle, ou sourd, ou manchot

Ah Katawa Shoujo, les otaques de première classe savent probablement déjà de quoi je vais parler et rigolent déjà à l’idée de lire mes déboires et mes ressentis sur ce « jeu » d’un genre spécial dont je pourrais résumer l’expérience à DES FEELS.
Pour les sain(e)s d’esprits qui ne savent pas ce qu’est Katawa Shoujo, je vais essayer de présenter rapidement la chose. Et pour ceux qui savent, vous pouvez scroller ou lire et m’engueuler sur Twitter si je dis des conneries.

Pour faire court (et parce que j’ai pas foncièrement envie de faire une copie carbone des articles déjà existants), Katawa Shoujo est ce qu’on appelle un visual novel (comprenez l’équivalent vidéoludique des « romans dont vous êtes le héros ») à tendance dating sim (comprenez…simulateur de drague/petite amie/saykse (rayez les mentions inutiles)).

Le scénario est simple, vous incarnez Hisao Nakai qui a été diagnostiqué avec une arythmie cardiaque suite aux confessions d’une camarade de classe, après un séjour à l’hôpital, il est envoyé à l’institut Yamaku. Institut qui a la particularité d’accueillir des élèves handicapés. Vous commencez à voir où je veux en venir ?

Vous lisez bien, c’est un jeu de drague où le héros est cardiaque et dont le but est de draguer des handicapées. Si vous avez un tant soit peu de cohérence vous vous dîtes que seuls des esprits fous pourraient concevoir un tel jeu, et vous auriez totalement raison. En effet, le jeu a vu naissance sur…4chan. Oui oui le même 4chan qui trolle des adolescents aléatoirement et fout un bordel monstre dès qu’il s’agit de défendre des chatons sur les Internets1.

En fait, tout est parti de ce concept art (ici traduit du japonais). Evidemment, c’est une idée intéressante, et ÉVIDEMMENT c’est légèrement borderline donc FORCÉMENT 4chan a kiffé.

C’est ainsi que naquît en 2012 la version complète de Katawa Shoujo, produit par 4LS (4 Leaf Studio (tu le sens le clin d’oeil rigolo ?)), gratuitement, au départ en anglais mais par la suite disponible en français sur le site officiel. La VF est convenable, pas incroyable, mais convenable, sachez juste que si vous tenez à faire le jeu en VO (anglais donc) veillez à ce que votre compréhension de la langue vous évite d’être en mode « déchiffrage » permanent à la lecture des dialogues. Parce que du texte, vous allez en lire. Des tas. Bien que le vocabulaire ne soit pas très étoffé, c’est cependant toujours mieux de ne pas avoir à réfléchir pour comprendre pendant que l’on joue.

Concrètement, le jeu nous propose un premier Acte qui sert d’introduction et de pré-détermination à la route que vous prendrez, route qui correspond à l’une des 5 filles que le jeu vous propose. Chacune est plus ou moins calquée sur des clichés récurrents ainsi on retrouve pêle-mêle une athlétique sans jambes Emi, une peintre manchot Rin, une sourd et muette Shizune, une grande brûlée Hanako et enfin une aveugle-distinguée Lilly.
Chaque route est ainsi écrite par un auteur différent, permettant d’avoir quelque chose de très varié (mais inégal, on y reviendra) au niveau du scénario. Au total vous pouvez compter entre 3 et 5 heures pour chaque route (Environ 5h la première fois et facilement 1h de moins si vous skippez les textes déjà lus).

Et c’est là qu’on touche au coeur du fonctionnement des dating sim, vous allez être l’acteur d’une théorie des cordes grandeur nature : votre héros va être un gigolo essayant de se taper la moitié de la classe. Ce n’est en effet pas clairement « vendu » avec le jeu, mais ce dernier comporte des scènes de sexe qui comme toute les romances du jeu sont (étonnamment) tout sauf « beauf » comme on pourrait s’y attendre. Maladroites, parfois mignonnes ou gênantes mais toujours un minimum réaliste et intégrées à la romance qui s’installe dans chacune des routes.
Si d’aventure vous n’êtes pas là pour ça (grands fous) elles se désactivent mais elles tiennent plus du ecchi que du hentai, et ce n’est pas plus mal.

Et là où Katawa Shoujo est maléfique (ou génial c’est selon) c’est qu’il va vous laisser un sentiment étrange au moment de démarrer votre 2ème partie : passée la première route correspondante à la fille que vous préfériez (ou sur laquelle vous êtes tombés au pif, c’est selon), vous aurez (ou pas?) l’impression de la tromper en allant dans une dimension où elle ne semble même pas exister. Et ça va arriver quatre fois. De. Suite. Honnêtement, si vous vous impliquez un peu trop émotionnellement (un peu comme moi en fait) vous êtes voués à vous rouler en position foetale un bon moment.

Parlons du coeur (ah!) de la chose, mon avis sur les différentes routes, classées par « préférence », mon ordre d’exécution étant totalement différent2. Inutile de préciser que vous entrez en terrain SPOILERS, même si normalement je « spoile » plus le « caractère » des routes que leur contenu. Mais venez pas pleurer pour autant si vous avez la surprise gâchée.
Un cookie à ceux qui reconnaîtront tous mes références musicales dans le titre des sous-parties par ailleurs.

Lilly – See You

Ah Lilly, placez moi dans la case « gros otaku dégeulasse subjectif »6 si vous le voulez mais la route de Lilly était un peu l’apothéose qui a terminé ma run de Katawa Shoujo sur une note complètement folle. Parlons d’abord du personnage de Lilly, grande, belle, blonde, yeux bleu, aveugle, Ecossaise, raffinée : un combo qui (cliché à mort mais j’assume) a déjà beaucoup de mal à me laisser indifférent alors quand EN PLUS le personnage n’a pas une histoire mauvaise et un caractère plutôt sympathique, je dis BANCO LES ENFANTS.

La route de Lilly verse à ce point dans le cliché de « l’amour flamboyant aveugle fleur bleue » qu’il y a deux réactions possibles, soit vous détestez parce que c’est niais, incohérent et rose bobon, soit vous êtes une midinette qui s’ignore comme moi et vous fondez. À. Chaque. Putain. De. Scène. C’est cliché mais tellement adorable que je n’ai pas pu m’empêcher de trouver ça irrésistible. C’est probablement la route dont les scènes « physiques » sont les plus mignonnes/subtiles tout en gardant une certaine diversité (dont une relativement « évidente » mais c’est une nice touch (huhu) comme disent les anglais).
Si on mets de côté cet aspect « mignon » qui est relativement subjectif, la route a pour elle d’être celle qui exploite vraiment les faiblesses cardiaques du héros (ces dernières sont un élément central du plot twist final d’ailleurs), ce dernier a un coeur fragile et Dieu sait qu’il sera malmené pendant cette route.

Bref, soit vous adorez, soit vous détestez, mais difficile de rester indifférent au raffinement, à la classe et à la malice de Lilly ? Comment ignorer sa soeur Akira qui a probablement le prix du meilleur personnage secondaire du lot ? IMPOSSIBLE.

Hanako – Through The Fire And Flames

Situons le contexte, Hanako est la seule survivante d’un incendie survenu étant petite dans la maison familiale, ce qui en plus d’un trauma social assez conséquent lui a laissé la moitié du corps sévèrement brûlée. Hanako est LE personnage qui va vous faire ressentir ce sentiment de « Je suis désolé, bordel viens là dans mes bras que je te câline, là ça va aller », bref, une Woobie digne de ce nom.

Étant à la base déjà très réceptif à la mignonceté, cette route a fini de m’achever et a eu du mal à me laisser indifférent, et je dois admettre qu’elle est plutôt sympathique…la route. On y voit Hanako évoluer doucement, qui apprend à gérer son trauma ainsi que sa timidité extrême et j’ai eu du mal à retenir un sourire béat quand enfin elle s’ouvre aux autres

C’est donc assez logiquement la route qui (selon moi) joue le plus sur le côté « mignon/gênant » d’une relation amoureuse, nos deux tourtereaux se cherchent, s’apprivoisent de manière incertaine et quand il s’agit de voir le loup… [MALAISE INTENSIFIES];.

En effet, de part la timidité extrême d’Hanako, la scène de sexe est assez « confuse », « En a-t-elle envie ? Bah, elle a pas dit ‘non’, mais elle a pas dis ‘oui’ non plus » comme si les FEELS n’avaient pas été assez éprouvés pendant toute la route qu’on te balance une culpabilité à la tronche à la fin. Rajoutant le fait qu’Hanako est la fille la moins sexuée du cast, rendant cette scène érotique encore plus gênante qu’elle ne l’est déjà.

Malgré un background qui aurait gagné à être un peu plus exploité, cette route est vraiment chouette et m’aura achevé à coup de mignonceté démoniaque. Katawa Shoujo, tu as fait de moi un conteneur à FEELS qui déborde, c’est pour ça que je te hais et t’adores en même temps.

Rin – Hold Me In Your Arms

Rin est née sans bras, du moins on le suppose vu que le jeu ne nous explique rien à ce sujet. Mais Rin est également une artiste peintre, et réfléchit au monde qui l’entoure, BEAUCOUP. Rin est typiquement le personnage qui ne comprend pas très bien ce qui l’entoure, et dont on se demande souvent si elle se comprend elle même quand elle part dans ses délires philosophiques. Sa route est conçue pour être la plus compliquée à atteindre et à réussir, et c’est compréhensible vu le personnage.

Le parcours est donc jonché de « je-t’aime-moi-non-plus » de distance, et d’art, la relation amoureuse y est plus mesurée, plus tatillonne, moins avouée et assumée peut-être.
C’est probablement la route la plus minée et la moins facile à appréhender du lot, j’étais sans arrêt parano et douteux pendant son run. Mais c’est aussi la plus cohérente du lot. Semée d’embûches, incertaine à l’image de la relation entre Hisao et Rin, cette route prendra souvent au dépourvu avec sa logique bien à elle.

Un peu distante la miss Rin, mais l’ensemble tient le coup et j’appréhendais un peu la direction du scénario quand le pan « Auto Destruction » était abordé, mais les auteurs ont eu l’intelligence de rester relativement soft sur ce sujet-là, pour ne pas rendre plus gênant une situation déjà embarrassante.
Bref, il y a quelque chose, l’ensemble fini plutôt bien et le cahier des charges des FEELS est parfaitement rempli. Would cry again.

Emi – Easier To Run

Emi a perdu ses jambes suite à un accident de voiture (et apparemment son père en bonus) et cache très bien son jeu. La loli du groupe est…la plus âgée et sous ses airs innocents et bon enfant se cache un côté pervers assumé. Pour faire simple she takes it in the ass, avec un peu de citron (ceux qui ont fait la route comprendrons, je laisse la surprise aux autres).

Je pense qu’Internet entier est unanime, la route d’Emi n’est pas terrible, mais ironiquement c’est celle que j’ai eu en premier. Bon, il faut dire que je ne mettais pas spécialement du coeur à l’ouvrage (ah!) vu que j’y allais un petit peu en cochant des choix aléatoirement.
Emi est, comme dit plus tôt, l’incarnation de la fille sportive, énergique, rigolote mais qui devient instantanément cassante dès qu’on essaie d’aborder son passé ou pire de l’aider. Essayez de jouer le « chevalier blanc sur son destrier » et vous pouvez être sûrs de vous prendre le mur avec Emi.

La miss a sa fierté bien à elle et vous le fera savoir tout le long de la route, l’un des meilleurs moyen d’avoir la « bad end » est d’aller faire le petit-ami-collant lorsqu’une dispute éclate entre elle et sa mère, ça change un peu et ça prend à revers la logique qu’on pourrait attendre de ce genre de scénario, et c’est pas plus mal.

Shizune (et Misha) – Girl Talk

Shizune est sourde et muette, et HEUREUSEMENT BORDEL, si elle parlait réellement, son sale caractère et son tempérament tyrannique ferait passer Hitler pour un bisounours anarchiste. Sérieusement. Vous l’aurez compris, la route de Shizune est loin d’être ma préférée, pourtant c’est pas faute d’y avoir mis de la bonne volonté. Je suis assez réceptif au cliché du personnage féminin à lunettes à la base donc je me dis « Pourquoi pas ? », mais c’était sans compter sur plusieurs gros soucis.

Premièrement, le personnage de Shizune et son côté dominant/dominé est…chiant ? Bon, non, pas vraiment, ça apporte quelque chose mais je sais que l’aspect « protocolaire » de la relation avec le héros est limite décrédibilisant
Je veux dire, dans quel monde c’est censé être « sympa » à jouer une relation où tout se passe comme le remplissage d’un formulaire administratif ?

Deuxièmement, les personnages secondaires (la famille de Shizune) amenés par la route sont…mi-figue mi-raisin, entre le frère trap-shota aux agissements robotiques et le père dont l’arrogance transpire tellement par tous ses pores qu’on pourrait remplir une PUTAIN DE PISCINE D’ARROGANCE. ET ORGANISER LES MONDIAUX DE NATATION DEDANS. AAAH.
Troisièmement, le côté « pilote automatique » de la route, bon à la limite c’est cohérent avec l’aspect « protocolaire » de la relation avec notre Grande Muette mais quand même, vous aurez deux choix à faire dans la route de Shizune, et les deux seront des choix franchement salauds. Pour séduire Adolf-Shizune-Hitler vous devrez être un salaud de la pire espèce avec des tendances masochistes. AMBIANCE.

Bon, y’à des bons côtés, du fait de sa condition, les interactions avec Shizune se font à 80% du temps avec Misha (son interprète) qui a fait des foreuses son mode de vie capillaire et QUI PARLE SANS ARRÊT COMME ÇA et…qui est plus intéressante que Shizune elle-même. En fait, sous ses apparences d’ombre de Shizune se révèle un perso qui a aussi ses sentiments, ses envies et ses désirs, et le jeu vous le fait bien comprendre en installant un triangle amoureux (mais probablement pas celui auquel vous pensez) qui je pense aurait dû être exploité un peu plus.

En bref

Pour quelqu’un comme moi qui n’avait jamais fait de visual novel ou de dating sim, Katawa Shoujo était une expérience…intéressante. Une qualité littéraire et des FEELS assez étonnants, surtout quand on connaît l’origine du phénomène. Si vous êtes un tant soit peu sensibles à ce genre d’univers, essayez, si vous n’avez jamais fait de visual novels, essayez, si vous en avez fait, essayez, si tout ceci vous semble complètement cons…Attendez vous lisez encore ? Eh ben.
Plus sérieusement, Katawa Shoujo c’est une expérience intéressante à faire, si vous avez les FEELS bien accrochés, que vous êtes curieux et que vous avez la barre d’espace bien accrochée : Foncez me récupérer ça.

Si vous voulez encore lire sur le sujet, je vous remets le très bon article de La Chronique Facile qui raconte mieux que moi les origines du bazar ainsi que l’article de Concombre qui m’a pas mal aidé (l’article, pas Concombre :D) dans la rédaction de l’article que vous finissez de lire.

  1. J’ai rien contre la défense des chatons, j’ai moi même un chat sur les genoux à l’heure où j’écris cet article *#PointNadineMorano*
  2. J’ai suivi un ordre à base de Emi -> Rin -> Shizune -> Hanako -> Lilly, que je pensais (naïvement) pas mal pour équilibrer les FEELS, naïf que j’étais.
  3. Je fais genre je connais des mots savants et tout mais en réalité j’ai appris ce mot en lisant d’autres articles sur Katawa Shoujo, eh.
  4. ET SI ÇA TE FAIS RIEN T’AS AUCUNE RACE VOILÀ. SANS COEUR VA (Oui il va y avoir beaucoup de footnotes dans cet article, pourquoi ? PARCE QUE JE PEUX)
  5. Ivre, il parle de la crédibilité d’une relation amoureuse dans un Visual Novel.
  6. Attendez, vous pensiez encore trouver de l’objectivité sur ce blog ? Mouahahaha.

Critique : Interstellar

Je n’attendais pas vraiment Interstellar, non pas que le film ne m’intéressait pas, mais simplement je n’ai pas fait attention à la promo autour du film.
Et pourtant celle-ci a débutée il y a un peu plus d’un an, je vous dis ça car après discussion avec d’autres personnes ayant vues le film il semblerait que la communication ait fait un peu trop de foin, décevant pas mal de spectateurs qui attendaient trop du film.

Pourquoi est-ce que je vous dis cela ? Parce que je suis allé voir Interstellar sans rien en connaître, à part le fait que c’était de la SF et…c’est tout. Et ça me semble assez important dans le rapport que j’ai eu au film.

Aussi, je pense sincèrement qu’il est mieux d’appréhender Interstellar en n’en sachant que très peu voire rien du tout, donc si vous n’avez pas encore vu le film, allez-y. Et si vous n’avez pas vu le film et que vous lisez cette critique et que vous vous faites spoiler, ne venez pas pleurer.

Alors, qu’ai-je pensé d’Interstellar ? J’ai aimé. Très fort. Christopher Nolan nous sert donc une histoire avec un fond simple, l’histoire de Cooper (joué par Matthew McConaughey) ancien astronaute obligé de se reconvertir à l’agriculture à cause de la crise alimentaire qui touche la Terre. Nolan se garde bien de dater ce futur proche (probablement ~60ans dans notre futur) où l’agriculture est devenue plus importante que l’armée et la conquête spatiale. Un futur qui semble affreusement crédible à l’heure où les questions de répartitions des ressources sont plus que jamais d’actualités.
Le film reste ainsi sur cette Terre aux ambiances presque apocalyptiques pendant un long moment, en installant un sentiment de fatalisme et d’impossibilité d’agir assez puissant.

C’est alors que tout bascule lorsque Cooper et sa fille trouve les coordonnées d’une base secrète de la NASA dont le but est la recherche et la colonisation d’une exoplanète afin de sauver l’espèce humaine. Cooper se retrouve donc choisi pour rejoindre cette expédition.

Et c’est là que commence le coeur du film, Nolan a choisi d’être le plus rigoureux possible sur beaucoup d’aspects scientifiques et physiques du film, et je ne peux pas lui en vouloir. Ainsi, il y est question de trou de ver (sphérique, eh oui), de trou noir, de relativité, et de voyage dans le temps, et cela fait plaisir de voir des sujets “compliqués” abordés dans une grosse production de science-fiction.

Le souci du réalisme est poussé jusque dans les détails avec l’absence totale de son dans l’espace, cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal, Interstellar emprunte beaucoup de codes et d’esthétique à 2001, l’Odyssée de l’espace entre les robots au design monolithique, l’imagerie froide et léchée, difficile de ne pas voir Nolan en disciple de Kubrick sur ces aspects.

Mais là où Interstellar se démarque très bien de 2001 dans les sujets qu’il aborde, c’est dans sa manière de traiter la question de la survie de l’espèce humaine qui est justement vue à l’échelle des individus. Comment, en tant qu’être humain avec une famille, des proches, essayer de se projeter en tant qu’espèce et mettre de côté ses sentiments lorsqu’il s’agit de sauve l’humanité dans sa globalité ?

Le tout est servi avec une photographie impeccable (je l’ai déjà dis), et une bande son de Hans Zimmer qui a enfin appris à se renouveler pour s’amuser avec de l’orgue, et cela rend bigrement bien.

Voilà comment Nolan se démarque aisément de Kubrick, transformant cette expédition spatiale en Odyssée de l’espèce humaine immersive, prenante et singulière dans sa forme.
Cette critique finit un peu en queue de poisson, mais c’était déjà très compliqué de ne pas la résumer à Allez voir Interstellar alors si vous en voulez plus vous pouvez aller voir

  • Interstellar sur voiretmanger.fr
  • Interstellar sur le Nostroblog

PS: Si la relativité est un sujet qui vous intrigue, je ne peux que que vous conseiller la chaine e-penser

Critique: Budori, l’étrange voyage

Rares sont les possibilités d’aller voir un film d’animation en avant-première lorsqu’on vit en province, donc quand je peux, j’en profite. C’est ici le cas pour Budori, l’étrange voyage ou Guskô Budori no Denki que j’ai eu la chance de voir en avant-première et en VOSTFR s’il vous plaît !

Produit en 2012 et réalisé par Gisaburo Sugii, Budori sort dans nos contrées après avoir été présente à Annecy l’an dernier, avec un accueil assez favorable. Et le moins que je puisse dire c’est que ce film d’animation est une surprise, une bonne surprise, mais assez inattendue.
J’ai en effet appris l’existence de ce film en allant voir les Gardiens de la Galaxie il y a 2 semaines, j’ai donc remarqué que la communication autour du film était destinée aux enfants1, je ne m’attendais donc pas à quelque chose d’aussi sombre et profond. Ce qui est loin d’être une mauvaise chose, j’aime être surpris.

Adapté d’une nouvelle de Kenji Miyazawa, Budori, l’étrange voyage nous raconte l’histoire de Budori un jeune chat vivant avec ses parents et sa soeur Neri dans la fôret de Tohoku. Alors qu’une vague de froid et de famine s’abat, ses parents décident de partir à la recherche de nourriture, ne revenant pas, ils laissent Budori et sa soeur seuls, c’est alors que Neri est kidnappée par un chat sorcier.
Motivé par la quête des siens, Budori quitte alors la maison familiale et travaille dur afin d’atteindre la ville, d’abord dans une usine de vers à soie, puis dans les rizières touchées par la sécheresse.
Une fois à la ville de Ihatov, il fait la connaissance d’une équipe de scientifique et s’adonne à la recherche sur les volcans. Il décide alors de faire tout ce dont il est capable pour protéger ses semblables et ainsi éviter aux autres ce qui est arrivé à sa famille.

Comme je le disais au début de cet article, ce film d’animation m’a surpris sur pas mal de points.

Parlons du plus évident, la technique : le film semble2 utiliser un mélange d’animation traditionnelle (sur les personnages) et de modélisation 3D (pour les décors urbains et certaines scènes), et c’est un mélange réussi3, c’est assez rare pour le souligner.
Visuellement on est donc en face de quelque chose qui, à mon avis est extrêmement inspiré par l’imagerie d’Hayao Miyazaki. La forêt de Tohoku est très proche de la forêt de Mon Voisin Totoro, la ville et les passages oniriques rappellent fortement Le Voyage de Chihiro et la mécanique « steampunk » d’Ihatov fait penser au Château dans le ciel. Est-ce un problème ? Pas le moins du monde puisque l’ensemble fonctionne bien, même si je pense que la durée du film dessert légèrement la cohérence, on aurait gagné à avoir une petite demi-heure en plus pour éviter une sensation de « décousu ».

La deuxième chose qui m’a agréablement surpris, c’est le scénario et le ton général du film. Ne vous y méprenez pas, ce film d’animation est poétique, beau, touchant, mais il est également triste. C’est un peu comme si le Royaume des Chats rencontrait le ton grave de Princesse Mononoké, c’est assez inattendu (mais pour le coup, le marketing autour du film n’a pas aidé à mon avis) mais c’est une très bonne chose puisque tout ceci est très bien amené. Pas question de vous arracher une larme dans de grandes scènes d’émotions, tout est suggéré de manière subtile et on glorifie l’esprit de sacrifice très japonais dont fait preuve le héros envers ses semblables.

La bande originale quant à elle fait très bien le job, j’aurais du mal à ne pas vous dire qu’on y ressent une influence de Joe Hisaishi, mais je ne suis pas expert donc contentez-vous de me croire quand je vous dis qu’elle est sympathique.

Bref, Budori l’étrange voyage est une bonne surprise et c’est un petit bijou de poésie, dans la lignée d’un Miyazaki ou d’un Takahata, oh bien entendu on est encore loin du génie de character design ou de réalisation, mais on a une base solide, un film d’animation appréciable, poétique et surprenant.
Foncez, mais si vous êtes un peu émotif, préparez les mouchoirs, les chats aussi peuvent vous envoyer des FEELS plein la figure.

Foncez-y, et bon film !

  1. Je ne reviendrais pas là dessus mais il est évident dans nos contrées que animation rime forcément avec jeunesse. A tort bien entendu, mais c’est pas le sujet.
  2. Je n’ai pas réellement trouvé d’informations sur le sujet donc vous devrez me croire sur parole mes talents de dessinateur et moi.
  3. Et ce n’est pas donné à tout le monde. N’est-ce pas [Sailor Moon Crystal](http://sailorderpcrystal.tumblr.com/) ?