Critique : Interstellar

Je n’attendais pas vraiment Interstellar, non pas que le film ne m’intéressait pas, mais simplement je n’ai pas fait attention à la promo autour du film.
Et pourtant celle-ci a débutée il y a un peu plus d’un an, je vous dis ça car après discussion avec d’autres personnes ayant vues le film il semblerait que la communication ait fait un peu trop de foin, décevant pas mal de spectateurs qui attendaient trop du film.

Pourquoi est-ce que je vous dis cela ? Parce que je suis allé voir Interstellar sans rien en connaître, à part le fait que c’était de la SF et…c’est tout. Et ça me semble assez important dans le rapport que j’ai eu au film.

Aussi, je pense sincèrement qu’il est mieux d’appréhender Interstellar en n’en sachant que très peu voire rien du tout, donc si vous n’avez pas encore vu le film, allez-y. Et si vous n’avez pas vu le film et que vous lisez cette critique et que vous vous faites spoiler, ne venez pas pleurer.

Alors, qu’ai-je pensé d’Interstellar ? J’ai aimé. Très fort. Christopher Nolan nous sert donc une histoire avec un fond simple, l’histoire de Cooper (joué par Matthew McConaughey) ancien astronaute obligé de se reconvertir à l’agriculture à cause de la crise alimentaire qui touche la Terre. Nolan se garde bien de dater ce futur proche (probablement ~60ans dans notre futur) où l’agriculture est devenue plus importante que l’armée et la conquête spatiale. Un futur qui semble affreusement crédible à l’heure où les questions de répartitions des ressources sont plus que jamais d’actualités.
Le film reste ainsi sur cette Terre aux ambiances presque apocalyptiques pendant un long moment, en installant un sentiment de fatalisme et d’impossibilité d’agir assez puissant.

C’est alors que tout bascule lorsque Cooper et sa fille trouve les coordonnées d’une base secrète de la NASA dont le but est la recherche et la colonisation d’une exoplanète afin de sauver l’espèce humaine. Cooper se retrouve donc choisi pour rejoindre cette expédition.

Et c’est là que commence le coeur du film, Nolan a choisi d’être le plus rigoureux possible sur beaucoup d’aspects scientifiques et physiques du film, et je ne peux pas lui en vouloir. Ainsi, il y est question de trou de ver (sphérique, eh oui), de trou noir, de relativité, et de voyage dans le temps, et cela fait plaisir de voir des sujets “compliqués” abordés dans une grosse production de science-fiction.

Le souci du réalisme est poussé jusque dans les détails avec l’absence totale de son dans l’espace, cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal, Interstellar emprunte beaucoup de codes et d’esthétique à 2001, l’Odyssée de l’espace entre les robots au design monolithique, l’imagerie froide et léchée, difficile de ne pas voir Nolan en disciple de Kubrick sur ces aspects.

Mais là où Interstellar se démarque très bien de 2001 dans les sujets qu’il aborde, c’est dans sa manière de traiter la question de la survie de l’espèce humaine qui est justement vue à l’échelle des individus. Comment, en tant qu’être humain avec une famille, des proches, essayer de se projeter en tant qu’espèce et mettre de côté ses sentiments lorsqu’il s’agit de sauve l’humanité dans sa globalité ?

Le tout est servi avec une photographie impeccable (je l’ai déjà dis), et une bande son de Hans Zimmer qui a enfin appris à se renouveler pour s’amuser avec de l’orgue, et cela rend bigrement bien.

Voilà comment Nolan se démarque aisément de Kubrick, transformant cette expédition spatiale en Odyssée de l’espèce humaine immersive, prenante et singulière dans sa forme.
Cette critique finit un peu en queue de poisson, mais c’était déjà très compliqué de ne pas la résumer à Allez voir Interstellar alors si vous en voulez plus vous pouvez aller voir

  • Interstellar sur voiretmanger.fr
  • Interstellar sur le Nostroblog

PS: Si la relativité est un sujet qui vous intrigue, je ne peux que que vous conseiller la chaine e-penser

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